TER

Élu.es communistes et républicains de Bourgogne-Franche-Comté
Communiqué de presse - 2 septembre 2021

Transport ferroviaire

La convention qui lie la région Bourgogne-Franche-Comté à la SNCF pour le transport ferroviaire par TER prendra fin en 2025. A cette date, la loi obligeant à l’ouverture des lignes TER à des opérateurs privés, prévue en 2023, sera entrée en vigueur. S’ouvre donc dès maintenant un débat important sur la meilleure manière d’organiser le TER, qui concerne les usagers, les cheminots, les élus locaux et l’ensemble des citoyens.


Voulons-nous en Bourgogne-Franche-Comté accompagner la privatisation du rail ? Ou voulons-nous y résister en préservant et en développant un grand service public du transport ferroviaire ?
Pour les 8 élus communistes et républicains du conseil régional, la réponse est sans ambiguïté en faveur du service public.
Partout où elle a été mise en oeuvre, la privatisation du rail s’est accompagnée d’une dégradation du service rendu, avec des retards, des suppressions de ligne, des dégradations de correspondances, des augmentations de tarifs pour les usagers. C’est particulièrement vrai en Grande-Bretagne, qui en vient à renationaliser partiellement ses chemins de fer après les avoir complètement privatisés.
Le développement du transport par train exige des investissements importants pour l’électrification des lignes, l’augmentation des cadences, et des recrutements massifs de conducteurs, contrôleurs, et agents. C’est incompatible avec les logiques privées de génération de profits immédiats pour les actionnaires. C’est incompatible également avec les associations citoyennes de sociétaires telles RailCoop, qui ne disposent pas des leviers de financement nécessaires et proposent d’exploiter les lignes nationales abandonnées avec des locomotives diesel, à l’heure pourtant où plus personne ne peut nier l’urgence de la décarbonation de nos moyens de transport.
Privatiser le chemin de fer, c’est aussi augmenter le nombre d’opérateurs et introduire une complexité nouvelle sur le réseau que la région devra compenser en développant des nouveaux outils de coordination. On observe déjà les effets de la segmentation du réseau au sein de la SNCF, entre les différentes régions, entre le TER et le TGV, etc …
L’urgence climatique nous impose au contraire de franchir un saut quantitatif dans le développement du transport ferroviaire, pour le rendre plus accessible, plus simple, plus écologique, plus coordonné sur l’ensemble du territoire. Cet objectif relève d’une mission de service public qui ne pourra être réussie qu’avec une entreprise unique, intégrée, démocratisée, disposant de moyens de financement colossaux libérés des exigences de profitabilité à court-terme.
Pour toutes ces raisons, nous estimons qu’il faut établir une nouvelle convention TER avec la SNCF avant la date butoir de 2023, afin de se prémunir contre l’obligation de l’ouverture à la concurrence, tout en imposant à la SNCF de nouveaux critères de qualité du service rendu, à définir et travailler avec l’ensemble des usagers et des salariés.
Nous en appelons à un grand débat sur le transport ferroviaire dans notre région et à la création de comités d’usagers et de salariés partout sur le territoire, pour construire ensemble le train régional dont nous avons besoin.
Contact :
Dominique Lonchampt, conseiller régional référent pour les mobilités dans le Jura,
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